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Fouillez notre magasin.

    … Et faire sourire les gens. À huit ans, dans une cuisine des années soixante, Michael Eskenazi, toque de pâtissier sur la tête, prépare des menus trois services pour sa famille ravie, avec à tout coup un exquis dessert chocolaté pour terminer. Car le chocolat est déjà sa passion, il en rêve même la nuit. Quand Michael grandi, il déleste la cuisine pour étudier et trouver un métier « sérieux ». Mais au début des années quatre-vingt après avoir travaillé dans le prêt-à-porter, c’est lors d’un voyage à New York que le chocolat revient le hanter. En voyant des biscuiteries à chaque coin de rue, il comprend ce qu’il veut vraiment faire de sa vie : faire sourire les gens en créant les meilleurs biscuits au chocolat au monde.

    Pour faire une histoire courte (alerte spoiler), il y est arrivé. Après des hauts et des bas, les biscuits et desserts uniques de Félix & Norton ont conquis des millions de palais et se retrouvent aujourd’hui à la grandeur du pays. Wow!

    Mais on peut aussi savourer la version longue de l’histoire de Félix & Norton. Avec plus de trente-trois ans d’existence, on a de quoi se mettre sous la dent. Et c’est reparti.

    Donc… De retour de New York, Michael s’entoure de sa femme et d’un ami pour créer dans les moindres détails ce que sera l’aventure Félix & Norton.En cherchant la meilleure recette de biscuit au chocolat, il se rend compte qu’il est toujours question des mêmes ingrédients. Comment faire pour se distinguer? Chercher, trouver et utiliser que les meilleurs ingrédients! Pendant un an, la cuisine familiale se transforme en labo. Différentes farines, beurres et, bien sûr, chocolats sont testés mille fois. Des amis dégustateurs, qui ont tous pris dix kilos dans le processus, sont appelés à la rescousse pour noter les tests. Les recettes gagnantes sont toujours celles utilisées aujourd’hui.

    C’est le 24 avril 1985 que le premier Félix & Norton ouvre enfin ses portes. Pour s’assurer d’avoir quelques clients, Michael et son associé ont l’idée d’aller porter des biscuits, tôt le matin, à différents animateurs de radios. Peut-être qu’on parlera d’eux en ondes. Deux heures plus tard, dans une file qui s’étire sur trois coins de rue, c’est par centaines que les gourmands curieux attendent de goûter aux nouveaux biscuits. Le coup de foudre a lieu, Félix & Norton devient rapidement le chouchou des amoureux de chocolat.

    En quatre ans, huit boutiques sont ouvertes. Les biscuits Félix & Norton sont connus de tous, Michael, comme une vraie star, devient un habitué des plateaux télé et des émissions de radio. Les emballages cadeaux – Bouquet de biscuits, Magnum – font fureur et tout le monde veut des biscuits. Toujours plus de biscuits. On se met en mode turbo. On construit une (trop) grande usine, on tente de percer le marché canadien avec une boutique à Ottawa. Et après avoir longtemps exclu l’idée de vendre des franchises, Michael se laisse convaincre. En 1993, le Québec compte plus d’une vingtaine de boutiques F&N et on en trouve 5 autres en Ontario. La vie est belle, n'est-ce pas?

    Mais comme le veut toute bonne histoire, quand tout va trop bien, c’est le temps que ça commence à aller mal. Et comme Félix & Norton est une histoire de passion sans demi-mesures, ça va aller très mal. De plus en plus mal. Pour éviter de vous couper l’appétit, nous allons résumer le tout : après différents investissements massifs, des choix d’emplacements mal avisés, une diminution de popularité, Félix & Norton se retrouvent avec plus de dépenses que de revenus et, parce que les banquiers refusent de se faire payer en biscuits (dommage pour eux), c’est la faillite des magasins de biscuits.

    Ne restent que l’usine et les recettes. Après quelque temps et avec l’aide des boutiques Sweet Factory, Michael tente de relancer la marque. Mais le destin, plus amer que le plus noir des chocolats, s’acharne et s’invite de façon spectaculaire chaque fois que l’on s’approche de la réussite. Éclatement de la bulle boursière début 2000, attentat du 11 septembre 2001, accident de voiture emportant son partenaire d’affaires… Tout cela joue des rôles majeurs dans l’histoire de Félix & Norton. Blessé, secoué, dépassé et fatigué, Michael a besoin d’une pause.

    Et comme dans toute bonne histoire, le vent tourne à nouveau. Une fois bien reposé, Michael se remet à rêver de biscuits. Il sait que sa marque a sombré dans l’oubli, mais il sait aussi qu’elle n’a rien perdu de son pouvoir de séduction. Et s’il allait lui-même à la rencontre des consommateurs? Avant la mode des food-truck, il s’imagine au volant d’un camion rose pour livrer des sourires, et des biscuits, partout où il s’arrête. Un véhicule écolo, alimenté au propane avec et sa propre cuisine installée à l’intérieur pour cuire les biscuits sur demande.

    Aussi excité par sa nouvelle idée qu’il l’était à l’ouverture des boutiques en 85, Michael bâtit son plan d’affaires avec la passion du débutant. Il prend un vol aller seulement pour Portland, Oregon où il a déniché le vieux camion convoité, et traverse le continent à son volant. Cinq jours et 5000 km à se demander s’il n’était pas un peu fou. Mais, il était à la maison et transformait cette idée folle en premier food truck de Montréal.

    Le camion est un succès! Partout où il va, les gourmands sont au rendez-vous. Les nostalgiques retombent en amour et les nouveaux clients sont complètement séduits. Le bouche-à-oreille attire de nouveaux partenaires. Donc, les chaînes d’épiceries veulent des biscuits. Et c’est ainsi qu’aujourd’hui, on retrouve les biscuits et de nombreux nouveaux produits Félix & Norton chez IGA, Metro, Loblaws et Sobeys à travers le Canada… et même aux Émirats arabes et à Dubaï. Car si Michael avait mis un x sur les demandes de franchises qui rentrent chaque semaine, il a été séduit par l’ambition et le professionnalisme d’un expatrié montréalais en manque de bons biscuits. Chaque mois, des conteneurs réfrigérés remplis de pâtes à biscuits font la traversée de l’océan en 40 jours et 40 nuits…

    Alors, voilà une histoire qui finit bien? Non. Une histoire qui continue de s’écrire, sourire après sourire.